Flamenco | España

Diego "El Cigala"

Le cantaor gitan Diego Jimenez Salazar baptisé Diego El Cigala est probablement un des meilleurs chanteurs flamencos de sa génération. Son dernier disque, "Picasso en mis ojos", est un hommage au peintre Pablo Picasso, dans lequel sont invités les prestigieux Paco de Lucía, Tomatito, Josemi Carmona, parmi beaucoup d’autres musiciens. Cet album le montre au sommet de son art. Diego, une fois de plus, grâce à sa grande ouverture musicale, prouve qu’il est devenu le cantaor le plus populaire du moment.

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En collaboration avec Arte y Movimiento
Site : http://www.elcigala.com/


BIOGRAPHIE
Il n’y a que l’état civil qui le connaisse sous le nom de Diego Jimenez Salazar. Pour le reste du monde, il est El Cigala, c’est à dire la squille, la cigale de mer. Un surnom dont il a hérité très jeune, en raison de sa manie de perpétuellement gigoter. Le grand Camaròn de la Isla, qui l’avait pris en sympathie alors qu’il n’avait que 16 ans l’appelait, lui, Dieguito, tout simplement. On dit aujourd’hui qu’El Cigala pourrait être son successeur. Avec son physique de Christ, son charisme naturel et sa voix exceptionnelle, il est en tous cas un des cantaors les plus célébrés du moment.
El Cigala est né il y a un peu plus de 35 ans, à Madrid dans le Rastro, le quartier gitan. Gitan, il l’est jusqu’au bout des ongles. Il ne sait pas lire la musique, mais il a le duende, la grâce. Et aussi les gènes : il est issu d’une double lignée de musiciens, de Salamanque par sa mère, de Cordoue par son père, et son oncle n’était autre que le grand chanteur Rafael Farina. Lui a travaillé avec les plus grands : Camaròn, Tomatito, Gerardo Nuñez. Le disque qu’il a enregistré en public, en 2001, au Teatro Real de Madrid en compagnie du guitariste Niño Josele en a fait une étoile reconnue de la planète flamenca.

Il a encore élargi son public en gravant récemment un album avec l’octogénaire Bebo Valdés, pianiste hors pair et figure cardinale de la musique cubaine.
« Pour un cantaor gitan, cette démarche est tout à fait exceptionnelle, on peut même dire qu’il est le seul. Il ne s’intéresse pas à la fusion par effet de mode, mais parce qu’il est émerveillé par ces vieux latinos et qu’il veut partager des choses avec eux. Tout en étant ancré dans la tradition, c’est quelqu’un de profondément original ».