


Yusa, artiste cubaine aux talents multiples, se place dorénavant comme une artiste majeure dans la nouvelle scène cubaine. Chanteuse, poly-instrumentiste, auteur et compositeur, elle trace une nouvelle voie musicale très personnelle et explose tant par sa virtuosité que par son charisme rare. Yusa est la confirmation que tous les musiciens ne jouent pas seulement la musique de leurs grands-parents. Si dans son œuvre, il y a des échos urbains des chansons de la Trova traditionnelle, ce sont les ramifications comme le boléro et plus notablement le "fIlin" qui influencent cette voix authentique du XXI ème siècle cubain. Les chansons de Yusa ne s’accommodent nullement des classifications plus ou moins rigides attribuées habituellement à la musique cubaine.
Site web : www.yusa.co.uk
Myspace : myspace.com/yusaspace
BIOGRAPHIE
Yusa commence l’apprentissage de la guitare à l’âge de six ans. C’est au sein de sa famille qu’elle apprend ses premiers accords. Très vite, un professeur particulier lui enseigne les bases de l’harmonie. A dix ans, elle étudie la guitare classique dans une école élémentaire de musique, dans la banlieue de La Havane. Elle aurait aimé alors apprendre le violoncelle, mais à cet âge, il était déjà trop tard pour cet instrument.
Chez elle, elle écoute différents styles de musique : rock, pop, jazz classique, "Nueva Trova" (la nouvelle chanson cubaine), et toutes les musiques diffusées par les radios américaines. C’est dans son école de musique que Yusa découvre l’univers de la musique classique.
Puis elle intègre le Conservatoire de musique Amadeo Roldán où elle étudie particulièrement le tres (guitare cubaine). Un des élèves, le fils d’Eduardo Ramos, un des fondateurs de la Nueva Trova, lui fait découvrir Bach et Chick Corea ; elle est tellement fascinée par ces univers musicaux qu’elle commence à les "copier", comme un jeu. Elle découvre aussi peu à peu Sting, Stevie Wonder, Gismonti, Weather Report et le bassiste fantastique Jaco Pastorius, Miles Davis…et des musiciens contemporains brésiliens tels que Lenine, Chico Cesar, Carlinhos Brown.
L’ambiance du conservatoire est très propice à la créativité. À ce moment-là, parmi les autres élèves, il y a Barretico qui par la suite jouera avec Gonzalo Rubalcaba, Roberto Carcassés un de ses musiciens préférés de la scène musicale cubaine d’aujourd’hui, Descemer Bueno (directeur du projet Yerba Buena). C’est ainsi qu’il n’est pas rare de les entendre jouer ensemble dans les salles de classes ou dans les couloirs de l’école, se prêtant différents instruments, s’échangeant des livres, des partitions, des disques et chaque merveille qui tombait dans les mains de chacun. En plus du travail sur sa voix, Yusa devient alors réellement poly-instrumentiste : elle joue du tres, de la basse, du piano, et accessoirement du saxophone, du violoncelle et des percussions. La basse devient petit à petit son instrument de prédilection.
À cette époque Yusa fait ses premières incursions dans la composition, créant des oeuvres occasionnelles pour les examens de fin d’année, avec l’obligation d’inclure des pièces cubaines.
Par la suite, Yusa forme un quintet féminin "Quasi-Jazz" ; elles se produisent régulièrement dans le club de jazz le plus célèbre de Cuba "La Zorra y el Cuervo".
Peu après, Yusa enregistre son premier album au titre éponyme "Yusa", dans lequel elle enregistre toutes les chansons qu’elle a composées, sans les avoir jamais jouées en public. Aujourd’hui, Yusa est encore surprise du très bon accueil réservé par les critiques pour ses débuts discographiques.
Puis elle est amenée à tourner avec différents musiciens : avec Lenine, Susanna Baca et Lila Downs, ce qui lui donne la possibilité de rencontres musicales très riches.
Sa carrière de musicienne est bien lancée, elle est nommée au Womex 2002 dans deux catégories pour les "BBC World Music Awards" : meilleur espoir et meilleure artiste des Amériques. Elle gagne la catégorie fusion des "Cubadisco" en 2003.
Le Brésilien Lenine, génial compositeur et interprète, est un des musiciens les plus créatifs de la musique brésilienne d’aujourd’hui ; il ne s’est pas trompé en invitant Yusa comme bassiste pour un trio d’exception pour des concerts à la Cité de la Musique à Paris où ils ont enregistré le disque "Lenine in Cité", sorti fin 2005.
Enfin, son dernier opus "Breathe" sort en France : bien qu’elle soit encore peu connue en France, quoique remarquée pour ses apparitions charismatiques aux côtés de Lenine, son album est salué par la critique, mettant en avant son talent hors norme, son éclectisme et sa vitalité.